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Masse critique (bis): mon facteur doit être bibliophile…

…parce qu’il n’a ni écorné, ni bousillé, ni abandonné le livre que j’attendais.  Je l’ai trouvé bien tranquillou dormant sur un lit de prospectus. Donc merci Monsieur mon facteur! Je vais donc pouvoir vous en dévoiler un peu plus sur ce livre dont je vais faire la critique prochainement. Enfin, dès que je l’aurai lu, ça va de soi. Je commence la lecture ce soir, si tout va bien.

Mise en scène de bon aloi par rapport au titre

une mise en scène rappelant le titre

Il s’agit donc, comme la couverture en témoigne, de la La longue patience du sanglier sorti chez Plon dans la collection Policier et écrit par un duo d’auteurs, Christine Pedotti et Vincent Villeminot. Je peux vous dire qu’il coûte 18 euros en librairie, qu’il fait 297 pages  et vous copiter/coller l’accroche publicitaire de la quatrième de couv’ [ouah, je m’échine au travail, le copitage/collage, c’est vraiment trop dur]:

Ecrivains et journalistes, Christine Pedotti et Vincent Villeminot forment le nouveau duo d’auteurs du polar français. Avec La longue patience du sanglier, ils proposent une intrigue policière qui explore les cicatrices de l’Histoire et nous conduit au coeur d’une France âpre et secrète, où les drames du siècle passé n’en finissent pas d’engendrer les faits divers les plus sombres.

Mes impressions sur l’objet livresque:

La couv’ est sympa sans être transcendante. Sa couleur noire cible tout de suite le genre, on a à faire du polar et en plus, c’est marqué dessus [ça, c’est pour vous rassurer sur mes aptitudes en lecture]. Le petit effet de mise en scène entre carabine/ groin (museau?) de sanglier est bien vu mais donne au final une couverture peut-être trop sobre.

Le papier est de bonne qualité et sent sublimement bon [j’avoue, votre honneur, je suis une fétichiste du papier], il est assez rugueux pour ne pas glisser sous les doigts mais garde un toucher doux. Et n’empêche, quand on lit, la sensation que donne le papier n’est pas négligeable, si, si. La police choisie est assez grosse sans compter qu’elle doit être en taille 14. A vue de nez. C’est peut-être du 13, remarquez. Bref, amis myopes, presbytes ou astigmates, vous pourrez lire tranquille sans vous esquinter le regard.

Ce à quoi je m’attends:

Le résumé de la 4ème de couverture nous parle d’exhumation de corps datant de 1918 et nous indique le premier mystère: six squelettes français et allemands enterrés au même endroit.  Un écrivain débarque dans l’histoire et utilise cette découverte comme trame pour la nouvelle enquête de son héros détective. Bientôt le romancier comprendra qu’il a creusé peut-être un trop loin en voulant remonter à la surface de vieilles histoires oubliées.

Picth alléchant, n’est-il pas ?  J’aime bien le procédé en miroir: un roman qui parle d’un écrivain en train d’écrire son roman. Au sujet de l’histoire, bien que je sois assez néophyte en terme de polar/thriller, j’ai quand même un passé de jeune ado jouant au Cluedo et lisant du Agatha Christie, donc j’aime dénouer les fils d’un mystère bien épais, à condition que le suspens soit de mise et qu’on découvre pas dans les premières pages la fin téléphonée depuis le départ.

De plus, je ne connais absolument pas ces auteurs, ce sera l’occasion de les découvrir. J’ai un mois pour faire la critique, allez, ça va le faire. Je commence ce soir!

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Le sang du temps, de Maxime CHATTAM

Une couverture qui donne le ton

Une couverture qui donne le ton

Fiche signalétique:

Titre: Le sang du temps
Auteur: Maxime Chattam
Année: 2007
Editeur: Pocket
Format poche, 467 pages.

Quatrième de couverture:

Dans Le Sang du temps, l’auteur noue deux intrigues sans rapport apparent pour bâtir un thriller impitoyable, entre présent et passé. Le présent, c’est l’automne 2005: Marion quitte Paris dans l’urgence et se réfugie au Mont-Saint-Michel par l’intermédiaire de la DST, où elle est accueillie par une communauté religieuse et où très vite elle se sent espionnée. Le passé, c’est un certain mois de mars 1928, en Egypte, lorsqu’on retrouve des enfants au corps meurtris dans des nécropoles de l’agglomération du Caire. Serait-ce là l’oeuvre de la Goule monstrueuse des Mille et une nuits? La rumeur circule, même si le détective Matheson n’y croit pas.

Mon avis:

Dans cet ouvrage, deux intrigues s’entremêlent. A mon humble avis, il y a une intrigue de trop: celle de Marion. On stagne vite et on comprend alors que l’histoire de l’héroïne n’est qu’un prétexte déguisé pour faire vivre la deuxième intrigue, celle du passé. Toutefois, les atmosphères sont agréablement retranscrites, celle du Mont Saint-Michel, mystérieuse et spirituelle et celle du Caire, exotique, mystique parfois brutale. On peut noter d’ailleurs l’extraordinaire documentation de Chattam afin de livrer des descriptions fidèles et non pas des inventions fantaisistes. J’ai remarqué une petite incohérence dans les noms des religieux du Mont ce qui m’a chagriné tout le long du récit.  J’ai bien aimé ce livre malgré tout et en grande partie, grâce à l’énigme du Caire, très bien ficelée. Chattam nous emmène sur des chemins qui sont, en fait, des impasses et l’on se surprend à chercher des indices pour dénouer l’enquête du détective anglais Matheson. Pour moi, c’est donc un thriller en demi-teinte, à cause de la différence d’intensité.  Outre quelques longueurs et un vocabulaire parfois répétitif, le style est fluide et agréable. Notons que les meurtres perpétrés au Caire sont d’une violence rare et plein d’une macabre ingéniosité ce qui pourrait gêner le lecteur un peu trop sensible.

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