Archives de Tag: Fantasy

Terre d’exil, de R.A. SALVATORE [Livre II de la Légende de Drizzt]

Drizzt face à un flagelleur mental

Drizzt face à un flagelleur mental

Fiche signalétique:

Titre: Terre d’exil
Cycle: Tome 2 de la trilogie de l’elfe noir
Auteur: R.A. Salvatore
Année: 2008
Editeur: Milady
Grand format, 329 pages.


Quatrième de couverture:

Drizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les contrées sauvages de l’Outreterre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. Car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang  jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mon avis:

Ce tome peut, peut-être, lasser le lecteur atteint de claustrophobie puisqu’à l’instar du premier tome, l’intrigue se déroule uniquement dans les tunnels souterrains de l’Outreterre. Point de retour à Menzoberrenzan, c’est la fuite vers la survie pour Drizzt Do’Urden. Les paysages décrits seront donc sensiblement les mêmes que ceux du livre précédent. La première partie est un peu ennuyeuse bien que l’on apprenne à mieux connaître encore notre héros renégat. Les autres parties nous montrent d’autres aspects de l’Outreterre, notamment la culture svirfnebeline. La quatrième puis la cinquième partie gagnent en puissance pour achever le crescendo distillé habilement tout au long de l’ouvrage.

Cependant, j’ai trouvé ce livre plus laborieux que le premier, bien que le style agréable de Salvatore soit au rendez-vous. La description détaillée des combats est toujours aussi immersive sans alourdir le texte. Il y a quand même, selon moi, quelques scènes qui n’ajoutent pas grand chose au récit mais elles sont peu nombreuses. Globalement, suivre les tribulations de ce drow a été passionnant. J’ai dévoré ce tome en moins de trois soirées tout de même.  Bien sûr, il faut aimer ce type d’univers ou ne pas être fermé au merveilleux pour adhérer au postulat de départ.

*

4 Commentaires

Classé dans Fantasy, Livres

Pathfinder, le sang du guerrier

Pathfinder

Pathfinder

Fiche signalétique:

Titre: Pathfinder, le sang du guerrier
Réalisateur: Marcus Nispel
Année: 2007
Durée: 1h40
Vu en V.O.

Synopsis:

Plus de cinq siècles avant que Christophe Colomb ne découvre officiellement l’Amérique, un drakkar viking aborda les côtes de ce continent sauvage. Entre les barbares du nord et les Indiens natifs, le choc fut effroyable, et seul un enfant viking survécut. Adopté par la tribu des Indiens Wampanoag, le jeune homme blanc désormais connu sous le nom de Ghost grandit et devint un redoutable guerrier.

Quinze ans plus tard, alors que Ghost essaie encore d’oublier son passé, les Vikings reviennent, anéantissent sa tribu et mettent en péril la femme qu’il aime, Starfire. A nouveau seul rescapé et assoiffé de vengeance, Ghost va devoir mener le plus difficile des combats. Guidé par le Pathfinder, un puissant shaman qui voit en lui le futur meneur de son peuple, il va se lancer dans la plus spectaculaire des aventures… (source: Allociné)

Mon avis:

Dès le générique, la claque, on en prend plein les yeux. Et malheureusement, cela va être un peu le seul but du film. Les paysages sont vraiment mis en valeur dans une lumière froide assez glauque. La brume, très présente lors de certaines scènes, fait parfois office de second rôle ce qui gâche de temps en temps la compréhension de l’action en cours. Les costumes et décors sont de la même façon très bien pensés et majestueusement imposants pour les vikings. Les personnages cultivent tous un mystère qui ne sera pas dissipé par les maigres dialogues délivrés au compte-goutte. Les réactions et la psychologie des protagonistes restent prévisibles. Les scènes de combats sont compliquées, chargées de détails ingénieux mais traînent en longueur car trop travaillées.

Le scénario était la promesse d’une belle histoire cependant je n’ai ressenti aucune émotion dans la mise en scène proposée. Et c’est dommage. Malgré cette avalanche de défauts, il y a deux points positifs à concéder au film: le travail visuel, tout simplement splendide, et la subjectivité du film. Je m’explique. Les vikings sont représentés selon la légende transmise par les Indiens de génération en génération. Ils paraissent ici donc plus féroces, brutaux, imposants, cruels qu’ils ne l’étaient en réalité (pas loin quand même, c’étaient pas des soubrettes non plus) , vus sous le prisme de la souffrance du peuple indien. Et cette subjectivité-là est finalement assez originale. J’avoue que je n’avais pas compris au tout début du film et c’est en faisant la remarque à mon compagnon qu’il m’a éclairé sur l’angle narratif.

*

du genre, bien entendu.

Mais on peut s’en passer sauf si vous êtes amoureuse de Karl Urban (Eomer, un des Rohirrim dans le Seigneur des Anneaux) 😉

Poster un commentaire

Classé dans Cinema

Terre Natale, de R.A. SALVATORE [Livre I de la Légende de Drizzt]

Magnifique illustration par Todd Lockwood

Magnifique illustration par Todd Lockwood

Fiche signalétique:

Titre: Terre natale
Cycle: Tome 1 de la trilogie de l’elfe noir
Année: 2008
Editeur: Milady
Grand format, 376 pages.

Quatrième de couverture:
Drizzt est un elfe noir, un drow, né en Outreterre, un monde souterrain où abondent les créatures maléfiques et où le pouvoir s’obtient par la guerre ou le meurtre. L’honneur, l’amitié, l’amour n’y ont pas leur place. Drizzt y fait le rude apprentissage d’une vie de servitude au sein d’une société où chaque maison est dirigée par une matrone. Bien qu’il ait été élevé dans un système de valeurs totalement perverti et qu’il soit rompu à l’art du combat, Drizzt prend peu à peu conscience qu’il n’est pas comme les autres drows. Il aspire à une vie différente et refuse de devenir un assassin au service de sa maison. Mais il sait que, s’il veut survivre, il doit dissimuler et peut-être nier sa véritable nature. Jusqu’au jour où cela ne suffira plus. Et ce jour-là, Drizzt devra se battre seul contre tous.

Mon avis:
C’est le livre fondateur de légende du drow renégat. Un must-have pour tous les passionnés de Donjons et Dragons et, notamment, du monde imaginaire des Royaumes Oubliés. R.A. Salvatore nous dépeint l’Outreterre et Menzoberranzan, la ville drow, avec force de détails merveilleux et effrayants et nous explique les rouages complexes de la société elfe noire: sa politique, son culte et son matriarcat omnipotent. Mais le coeur de l’ouvrage, c’est bien Drizzt lui-même, son évolution dans ce monde auquel il se sent étranger. La relation conflictuelle avec sa mère, Matrone Malice et ses soeurs, confirme que Drizzt est différent des autres, il ose s’opposer. Enfin, les idéaux qu’il se forge grâce à ses expériences et à son père-mentor, Zaknafein, vont l’amener à faire des choix cruciaux qui le suivront tout le reste de sa vie.

L’auteur excelle dans les descriptions sans alourdir le propos. Les dialogues sont bien pesés et nous reflètent parfaitement la cruauté de ce peuple. Inutile de dire que j’ai adoré, je me suis laissée guider sans rechigner dans les méandres des souterrains outreterriens. Une pure merveille, un classique du genre grâce un auteur qui maîtrise aussi bien le fond que la forme.

*

3 Commentaires

Classé dans Fantasy, Livres

Outlander, le dernier viking

Outlander

ça pète comme affiche, non?

Fiche signalétique:
Titre: Outlander, le dernier viking
Réalisateur: Howard McCain
Année: 2009 (sorti directement en DVD)
Durée: 1h50
Vu en V.O.

Synopsis:

Sous le règne des Vikings, un homme venu de l’espace – Kainan – s’écrase sur la Terre, apportant avec lui une créature terrifiante, un prédateur extraterrestre connu sous le nom de Moorwen. Alors que la bête plonge les environs dans le chaos, les vikings, d’abord suspicieux envers ce mystérieux étranger, s’associent bientôt à Kainan pour en venir à bout. Lui seul pourra les mener à la victoire… (Source: Allociné )

Mon avis:

Par le producteur du Seigneur des Anneaux nous dit l’accroche. Non, non c’est pas du tout pour attirer le rôliste, dépité par la version 4.0 du dernier D&D, ni l’amateur de romans avec elfes et orcs. Au moins, le public est bien ciblé.

Crossover entre plusieurs genres de l’imaginaire, Science-Fiction, Fantasy et Fantastique, il faut d’abord accepter ce « transgenre » pour entrer pleinement dans l’aventure épique que propose le film. Justement, j’ai très bien accroché à ce mélange rafraîchissant. Les décors (SF et Viking), les paysages et la lumière nous plongent directement dans l’ambiance. Le scénario est intéressant et la psychologie des personnages assez fouillée malgré l’emploi de stéréotypes, tels que:

  • le vieux roi [Rothgar] plein de sagesse
  • le jeune guerrier [Wulfric] aspirant au trône qui pense avec sa grosse épée
  • l’étranger réfléchi [Kainan] qui a les clefs du dénouement
  • le bourru sympathique et alcoolo [Boromir] présent pour ajouter du comique
  • LE personnage féminin [Freya], ni trop pouffe, ni trop soumise, ni trop guerrière

D’ailleurs, la présence d’un seul personnage féminin marquant fait partie des bémol mais soyons francs, c’est souvent le cas.  Notons que le jeu d’acteur est plus qu’ honorable. N’oublions pas d’ailleurs la présence de Ron Perlman [Le nom de la rose, La cité des enfants perdus, Highlander, Alien IV, Hellboy] qui campe très bien son viking et John Hurt [Harry Potter à l’école des sorciers, Hellboy, V pour Vendetta …] avec un look Gandalfien sympatoche dans le rôle du roi.  La lutte contre le « Moorwen » est le noeud principal de l’intrigue, c’est un monstre plutôt original et très joliment modélisé: effrayant et puissant. Scènes narratives, de dialogues et d’actions s’enchaînent parfaitement dans un dosage idéal. Malgré une durée de presque deux heures, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Outlander entre directement dans la catégorie: Efficace.

Je terminerai cette chronique par les petits points noirs du film. Tout d’abord, dès que tous les protagonistes se sont rencontrés, on devine assez aisément le type de relation qu’ils auront à la fin. Le monsieur avec la madame etc… Autre point noir, quelques hommages malvenus qui sonnent plus comme un manque d’imagination dans les noms des personnages: hé oui, la demoiselle s’appelle Freya (sont pas allés chercher loin niveau mythologie viking) et le monsieur alcoolo-comique Boromir (si, si ils ont osé). On peut dire aussi que le côté SF est peu fouillé au final, on apprend peu de choses sur le monde d’origine de Kainan. J’aurais aimé en savoir plus. Malgré tout, sans être un chef d’oeuvre ultra incontournable, c’est joli, agréable à regarder, quelques pointes d’originalité, plutôt bien filmé avec un directeur de la photo qui a dû s’éclater. Il ne faut pas bouder son plaisir pour ce type de production. Efficace donc.

=

Poster un commentaire

Classé dans Cinema