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Mission to Mars

Le fameux rouge martien

Le fameux rouge martien

Fiche signalétique:

Titre: Mission to Mars
Réalisateur: Brian de Palma
Année: 2000
Durée: 1h53

Synopsis:

2020. La NASA envoie pour la première fois une équipe d’astronautes sur Mars. Mais peu de temps après leur arrivée, ils sont confrontés à un phénomène surnaturel d’une puissance terrifiante et toutes les communications sont coupées. Une deuxième mission est envoyée à leur recherche… (source: Allociné)

Mon avis:

Dans l’impressionnante filmographie de Brian de Palma, Mission to Mars apparaît comme un film atypique en tant qu’ incursion dans le cinéma de Science-fiction. Dès les premières scènes, j’ai compris que le réalisateur avait placé son film sous l’égide de l’anticipation, l’idée d’un futur possible plus tard, plutôt que sous celle de la pure SF avec rayons lasers qui font Vmm Vmm, vaisseaux spatiaux, planètes hostiles et aliens aux dents de piranha. Attention, j’aime aussi cette SF-là; je ne décrie rien, je constate. Le scénario, bien qu’écrit en collaboration avec la NASA, est somme toute assez léger et convenu. On pourrait le résumer ainsi : c’est bien beau d’aller sur Mars, encore faut-il pouvoir revenir sur la Terre.

Un soin particulier a été mis sur le réalisme ou pseudo-réalisme scientifique de l’histoire, d’où la collaboration avec la NASA et des astronautes. Malgré quelques invraisemblances comme la séquence sur l’ADN, c’est globalement crédible et renforce l’idée d’anticipation. La trouvaille principale du film est, selon moi, l’exploitation du fameux « visage de Mars« . Bien qu’il soit communément admis que ce visage est une interprétation anthropomorphique d’un simple jeu d’ombre et de lumière, l’idée que ce visage impliquerait autre chose a un attrait certain.

Les personnages quant à eux sont très bien campés grâce à des acteurs dont le talent n’est plus à démontrer comme Gary Sinise, Tim Robbins ou encore Don Cheadle. On notera tout de même l’incongruité de la présence d’un couple d’astronautes dans une même mission de sauvetage. Si cela permet d’ajouter un ressort dramatique de plus, c’est quand même peu crédible. Toutefois, la scène tragique que va devoir vivre le couple  fait partie des séquences les plus poignantes du film, avec un Tim Robbins parfait dans son interprétation.

Si les effets spéciaux offrent une immersion plus poussée, ils sont de qualité inégale notamment vers la fin. Les scènes de sorties dans l’espace et celles sur le sol martien sont, à mon sens, très réussies.

Enfin, dernier point qui, je pense, est la raison majeure des mauvaises critiques presse et spectateurs, c’est le dénouement. Beaucoup ont trouvé ça niais, ridicule, « américainement » trop naïf et finalement, propulsant Mission to Mars dans la catégorie des films ratés. Je ne suis pas de cet avis. Vraiment pas. J’ai abordé cette fin comme un conte, un mythe, une légende perdue. Oui, c’est naïf mais n’a-ton pas besoin en ce bas monde de rêver à des ailleurs plus enchanteurs? Mission to Mars donne une explication comme une autre aux nombreux pourquoi de nos origines. Et Brian de Palma a le mérite de nous offrir une vision pacifiste, plus humaniste, et finalement, peut-être moins ridicule qu’un manichéisme poussif au sujet des méchants-pas-beaux-martiens contre les pauvres-gentils-humains. Loin d’être un chef d’oeuvre intersidéral, le film m’a fait passer un agréable moment.

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Je pose mes valises



Luggage High Rise
Mise en ligne par Jibby!

A ceux qui viennent depuis mon ancien blog chez Unblog, je vous souhaite la bienvenue. Je suis vraiment ravie d’avoir atterri chez WordPress, c’est beaucoup plus fluide, plus paramétrable, plus… mieux quoi (oui, oui, c’est pas français, I know).

La ligne éditoriale du blog n’a pas changé entre temps, je vous rassure. Dernièrement, j’ai eu peu de temps pour lire mais en contrepartie, j’ai visionné pas mal de films dont la majeure partie en SF ou Anticipation. Ah! je vois que vous voulez des titres, je vous en donne deux-trois, allez, soyons fous: Mission to Mars de M. Brian de Palma, The Arrival, Red Planet (oui, c’est en angliche, moi je regarde en VO, m’sieur-dame). Voilà pour les prochains billets. Devrait suivre aussi une critique du jeu Mass Effect le space RPG de Bioware si j’ai le temps. Comme vous pouvez le constater, je suis en mode SF de l’espace.

En ce vendredi, je prends un peu d’avance pour souhaiter un bon week-end. Les billets plus sérieux reprendront dès demain. Faites comme chez vous mais gaffe, la peinture est pas encore sèche.

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Outlander, le dernier viking

Outlander

ça pète comme affiche, non?

Fiche signalétique:
Titre: Outlander, le dernier viking
Réalisateur: Howard McCain
Année: 2009 (sorti directement en DVD)
Durée: 1h50
Vu en V.O.

Synopsis:

Sous le règne des Vikings, un homme venu de l’espace – Kainan – s’écrase sur la Terre, apportant avec lui une créature terrifiante, un prédateur extraterrestre connu sous le nom de Moorwen. Alors que la bête plonge les environs dans le chaos, les vikings, d’abord suspicieux envers ce mystérieux étranger, s’associent bientôt à Kainan pour en venir à bout. Lui seul pourra les mener à la victoire… (Source: Allociné )

Mon avis:

Par le producteur du Seigneur des Anneaux nous dit l’accroche. Non, non c’est pas du tout pour attirer le rôliste, dépité par la version 4.0 du dernier D&D, ni l’amateur de romans avec elfes et orcs. Au moins, le public est bien ciblé.

Crossover entre plusieurs genres de l’imaginaire, Science-Fiction, Fantasy et Fantastique, il faut d’abord accepter ce « transgenre » pour entrer pleinement dans l’aventure épique que propose le film. Justement, j’ai très bien accroché à ce mélange rafraîchissant. Les décors (SF et Viking), les paysages et la lumière nous plongent directement dans l’ambiance. Le scénario est intéressant et la psychologie des personnages assez fouillée malgré l’emploi de stéréotypes, tels que:

  • le vieux roi [Rothgar] plein de sagesse
  • le jeune guerrier [Wulfric] aspirant au trône qui pense avec sa grosse épée
  • l’étranger réfléchi [Kainan] qui a les clefs du dénouement
  • le bourru sympathique et alcoolo [Boromir] présent pour ajouter du comique
  • LE personnage féminin [Freya], ni trop pouffe, ni trop soumise, ni trop guerrière

D’ailleurs, la présence d’un seul personnage féminin marquant fait partie des bémol mais soyons francs, c’est souvent le cas.  Notons que le jeu d’acteur est plus qu’ honorable. N’oublions pas d’ailleurs la présence de Ron Perlman [Le nom de la rose, La cité des enfants perdus, Highlander, Alien IV, Hellboy] qui campe très bien son viking et John Hurt [Harry Potter à l’école des sorciers, Hellboy, V pour Vendetta …] avec un look Gandalfien sympatoche dans le rôle du roi.  La lutte contre le « Moorwen » est le noeud principal de l’intrigue, c’est un monstre plutôt original et très joliment modélisé: effrayant et puissant. Scènes narratives, de dialogues et d’actions s’enchaînent parfaitement dans un dosage idéal. Malgré une durée de presque deux heures, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Outlander entre directement dans la catégorie: Efficace.

Je terminerai cette chronique par les petits points noirs du film. Tout d’abord, dès que tous les protagonistes se sont rencontrés, on devine assez aisément le type de relation qu’ils auront à la fin. Le monsieur avec la madame etc… Autre point noir, quelques hommages malvenus qui sonnent plus comme un manque d’imagination dans les noms des personnages: hé oui, la demoiselle s’appelle Freya (sont pas allés chercher loin niveau mythologie viking) et le monsieur alcoolo-comique Boromir (si, si ils ont osé). On peut dire aussi que le côté SF est peu fouillé au final, on apprend peu de choses sur le monde d’origine de Kainan. J’aurais aimé en savoir plus. Malgré tout, sans être un chef d’oeuvre ultra incontournable, c’est joli, agréable à regarder, quelques pointes d’originalité, plutôt bien filmé avec un directeur de la photo qui a dû s’éclater. Il ne faut pas bouder son plaisir pour ce type de production. Efficace donc.

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